Mercredi 10 octobre 2017, à l’occasion de l’avant première de “Numéro UNE”, je participais à l’événement #PPV (pulvériser le plafond de verre). En présence de Clara Gaymard, Florence Laborde, Tonie Marshcall, nous étions plus de 200 femmes à la tête de réseaux féminins.

Parceque le partage fait grandir, le témoignage aide les autres enfermées par les mêmes “contraintes, j’ai décidé de vous révéler l’histoire personnelle qui se cachait derrière la fondation du réseau que je représentais ce soir : TBS alumni au féminin.

Nous étions en 2010, je revenais de mon congé parental, la structure franco française à laquelle à l’origine j’appartenais avait été absorbée par Business Object SAP. Excellente nouvelle ! J’avais hâte de goûter à une nouvelle culture d’entreprise, qui plus est, aux saveurs internationales ! En effet tout en lui étant reconnaissante de m’avoir permis de vivre de bons moments, je me savais marquée des coups successifs qui avaient été portés à ma carrière, du simple fait de mon statut de femme, puis de mère. Imaginez en 1995 après 4 entretiens d’embauche, l’associé en place- qui finalement outrepassera cet interdit- me confiait qu’il était « embêté, mais depuis 4 ans, il avait reçu l’instruction de ne plus embaucher de femmes ». Cinq ans plus tard, alors que je m’aventurais à demander de « garder mon vendredi » pour me consacrer à mon premier enfant nouveau-né, je goutais au gout amer de la fameuse « Tug of war ». C’était aux femmes de me barrer à leur tour la route (plus difficile à admettre, je le comprendrai bien plus tard).

Alors en 2010, lors de mon arrivée au sein du Lab de Levallois, lorsqu’une ancienne collègue me proposa de rejoindre un club animé par et pour les femmes (le BWN), il me fallut quelques instants pour me décider. Par nature curieuse, j’acceptais néanmoins. Au pire j’y passais une tête et m’enfuirais en courant. Mais quelle ne fut pas ma surprise. Loin de l’image d’Epinal véhiculée en France par les clubs féminins, je ne tombais pas dans un nid de féministes, mais je découvrais un espace professionnel dédié à soutenir les carrières au féminin avec ses ateliers et également ses nombreuses opportunités d’élargir son réseau rapidement. C’est ici aussi que l’on jeta un nouveau regard sur ma carrière de femme/mère, sur les compétences que j’avais développées lors de mes différentes expatriations, mais aussi grâce aux études de psychologie auxquelles je consacrais depuis 5 ans toute mes soirées, week-end et vacances (étude pour la petite histoire, que j’avais entreprises pour me préparer à un potentiel changement de carrière, lorsqu’en 2002 on m’annonçait par téléphone que bien que méritant haut la main cette promotion, elle m’était retirée de par mon statut de maman de deux jeunes enfants).

BWN m’a aidé à reprendre confiance en moi, reprendre des forces positives. En tant que coach j’y ai fait mes premiers pas en y animant des ateliers sur l’intelligence émotionnelle.

Appartenir à un club au féminin m’a également démontré que lorsqu’une place leur étaient faite, les femmes cessaient d’être prédatrices pour les autres femmes et devenaient une force pour une organisation riche de sa diversité.

Aussi lors de mon retour d’expatriation aux Etats-Unis, je décidais naturellement de créer le réseau féminin de mon alumni et de consacrer une partie de mon activité à aider les femmes à pulvériser leur plafond de verre… intérieur.

Ce soir grâce à Emmanuelle Gagliardi, je me suis sentie encore un peu moins seule…un peu plus forte.

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